A l’époque du divertissement-roi la parution serait austère ?!?!!!…

Pourtant ils vont si bien ensemble

Mots et dessins formaient un couple harmonieux, chacun aidant l’autre dans les moments difficiles. Puis les mots ont rencontré la photo, et ils sont partis ensemble. Mais la photo n’ayant pas les mêmes qualité ni savoir-faire que l’illustration, certaines pages furent bientôt occupées par les mots seuls, tout seuls.

Et cette situation devint de plus en plus fréquente, avec des mots partout, tout le temps, en gras, en majuscule, même dans les recoins en minuscules illisibles (là c’est parce qu’on ne veut pas trop que ce soit lu mais on est obligés)…! Oui parce que désormais dans notre société le parapluie est ouvert en permanence pour éviter les attaques en justice; alors les mots pleuvent de plus belle.

C’est beau des mots, surtout lorsqu’ils sont alignés par des auteurs de talent. Alors ça donne une histoire, un roman que l’on dévore jusqu’à pas d’heure dans la nuit.

Oui mais l’avalanche de mots dont je parle ne fait pas vraiment rêver. Mon propos c’est l’hémorragie de conditions générales qu’on ne lit même pas tellement elle sont longues et techniques, les mentions juridiques à n’en plus finir, les cahiers des charges, les modes d’emploi, les documents administratifs, les analyses politiques et économiques, etc.

Et le lecteur dans tout ça ?

Dans cet amoncellement comment avoir encore l’énergie de dénicher l’information réelle, celle qui nous intéresse et qu’on passe un temps infini à chercher dans la masse ? Trop d’info tue l’info, n’est-ce pas ?

Pourquoi s’adresser toujours aux mêmes personnes, celles qui aiment ou se forcent à décrypter les messages surchargés ? Que fait-on de celles et ceux qui sont saturés des blablas permanents, qui ont abandonné, ou n’aiment simplement pas lire ?
Ils n’auraient donc que la vidéo comme tout support visuel ?

Nous sommes 7 milliards d’humains sur terre. Suis-je la seule à laisser fermé un journal de presse sans illustration ? La seule à ne pas m’intéresser à une newsletter ou un journal interne qui ne dispensent que du texte ? D’ailleurs ces éditos qui ne livrent aucune illustration montrent leur indifférence à l’égard des gens comme moi. Je défends farouchement l’idée qu’un bon dessin vaut mieux qu’un long discours.

Cartoon, or not cartoon ?

L’efficacité d’une illustration de presse est redoutable : elle capte l’attention, éveille la curiosité, marque l’esprit, rend accessible l’information et tout cela en quelques secondes seulement.
Il faut se rendre à l’évidence : le petit prince n’aurait jamais été ce qu’il est si Saint-Exupéry ne l’avait pas dessiné.
Mettre des mots sur des idées c’est bien, y mettre des traits aussi c’est mieux.

Quatre années de cours académiques de beaux arts complétées par une année de formation professionnelle en design graphique m’ont permis d’acquérir la technique pour illustrer des idées. En effet l’illustration est une méthode de communication vive et efficace.

Ce mode de communication m’a valu le 2ème prix adulte décerné par le jury du Salon International de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint Just Le Martel, dans le Limousin, pour le concours 2015 sur le thème « dessine-moi la paix ».

En effet, toutes les idées sont illustrables, et plus elles sont abstraites plus c’est nécessaire.

Le cartoon n’est pas un jeu d’enfant.

Salon_2015

Salon International de la caricature et du dessin de presse et d’humour